Articles de presse

Dossiers Allemagne

  • Article publié par Correspondance Lorraines le 3 juin 2015 suite à une présentation de Gilles Untereiner à la Maison de l’entreprise de Maxéville: Lire
  • Article de Gilles Untereiner, paru dans la revue des Conseillers du Commerce Extérieur de la France en novembre 2014 : lire
  • Article de Gilles Untereiner, Directeur Général de la CCFA, paru dans le magazine Fusions & Acquisitions, leader reconnu des M&A en juin 2014 : lire
  • Articles sur Planète Business suite à un interview de Gilles Untereiner Directeur Général de la CCFA : lire
  • Résumé de l'intervention de Claire Demesmay (Directrice, DGAP Berlin) prononcé lors du dîner-débat, organisé par le CEFA le 30 Septembre 2014, sur le thème :« Vu de Berlin, peut-on encore compter sur la France ? » lire

Article Le MOCI du 22.01.2017

Focus Allemagne : comment le « mittesltand » français outre-Rhin exporte, investit et réexporte

Quand l’Allemagne, le premier partenaire commercial de la France, annonce une croissance économique de 1,9 % en 2016, on comprend que les entreprises de l’Hexagone établies sur le premier marché européen soient optimistes. On vient d’en avoir la confirmation avec la présentation, à laquelle était conviée la Lettre confidentielle, du rapport d’enquête 2106 « perspectives et mesure du niveau d’autonomie des filiales françaises en Allemagne », à Paris, le 16 janvier, réalisé par la Chambre de commerce française en Allemagne (CCFA) et le comité Allemagne des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF).

 

Au total, la France dispose de 4 000 sociétés outre-Rhin (représentant 400 000 emplois), mais, en vérité, « on évalue à 2 300 celles qui font du commerce extérieur, dont 50 % avec un chiffre d’affaires de moins de 10 millions d’euros et 80 % un effectif inférieur à 250 salariés », a tenu à préciser Frédéric Berner, directeur général adjoint de la CCFA. « Au nombre global, il faut, notamment, retrancher tous les entrepreneurs individuels qui ont une petite entreprise, un commerce, en particulier ceux qui bénéficient d’un régime frontalier privilégié », selon le président de l’institution consulaire, basée à Sarrebruck, Aman Rufin.

 

Suisse, Autriche… marchés de redistribution

 

Si on s’en tient au bilan de l’année écoulée, 20 % des filiales outre-Rhin représentent 20  à 50 % du chiffre d’affaires de leur maison mères et même, pour 6,2 %, c’est plus de la moitié.  Le poids de ces entreprises ne risque pas de s’envoler, si l’on considère que près de 38 % estiment que leur chiffre d’affaires doit bondir de plus de 30 % dans les trois prochaines années et près de 50 % de plus de 10 %. « L’Allemagne est considérée comme un marché stratégique », a ainsi pointé Frédéric Berner.

 

Enfin, ce qu’a relevé Alain Bentéjac, qui préside le Comité national des CCEF, « 95 % au moins ont une implantation extérieure à partir de l’Allemagne et même 40 % ont entre deux à cinq implantations additionnelles ». L’Allemagne est considérée comme « une plateforme de redistribution et les entreprises françaises démontrent ainsi qu’elles ont compris tout l’intérêt du made in Germany pour exporter », a commenté le directeur général adjoint de la CCFA, en citant comme marchés ciblés, « d’abord Suisse et Autriche, puis Europe du Nord et, enfin, pays de l’Est ». Plus encore, plus de 55 % veulent investir sur place au moins 10 % de leur chiffre d’affaires au cours des trois années à venir en Allemagne et 53 % augmenter leur effectif.

 

De la difficulté de faire de la croissance externe

 

Dans l’enquête CCFA-CCEF, un focus était posé sur « le niveau d’autonomie des filiales ». Le rapport 2016 montre que seules 27 % des filiales sont représentées au comité de direction (Codir) de leur maison mère et plus de 88 % des entreprises françaises se développent en Allemagne par croissance organique. « Ce qui signifie que moins de 12 % font de la croissance externe, et, pourtant, cette option prend de l’ampleur, en raison de la pyramide des âges en Allemagne », explique Frédéric Berner. En fait, aujourd’hui, les entreprises familiales qui ont connu les trente glorieuses rencontrent des problèmes de succession. En outre, le marché du travail est très tendu, car le chômage est bas, de l’ordre de 6 % au niveau fédéral et seulement 4 % dans certains länder majeurs, à l’instar du Bade-Wurtemberg et la Bavière.

 

Répondant à une question de la LC sur les opportunités offertes aux entreprises françaises en matière de fusion-acquisition, le directeur général adjoint de la CCFA s’est montré prudent, relativisant au passage leur intérêt dans la mesure où « 6 % seulement des transmissions concernent des sociétés avec plus de deux millions de chiffre d’affaires ». « Seules 14 % vont à des investisseurs tiers, a-t-il encore pointé. 50 % des sociétés restent encore dans la famille et le reste aux salariés, confrères, amis ou arrêtent toute activité ». Pour lui, il est donc indispensable de bien identifier les cibles potentielles, d’approcher ensuite les dirigeants en leur proposant un projet, y compris en matière de ressources humaines, « pour être audible ».

 

Des filiales françaises en veille technologique

 

En matière commerciale et de marketing, les filiales possèdent un certain degré d’autonomie, puisque 34,7 % déterminent leur politique de gamme souverainement et 46,4 % décident avec leur maison-mère. Une part importante également, près de 42 %, possède des installations industrielles et 21,5 % ont même déclaré que leur production propre contribuait à plus de la moitié de leur chiffre d’affaires. Plus impressionnant encore, les trois quarts environ effectuent elles-mêmes leur veille technologique, un élément d’autant plus important de leur activité que près de 60 % possèdent un bureau d’études outre-Rhin et plus de 62 % un service de recherche et développement (R et D). Elles ont, d’ailleurs, des partenariats de R et D avec des entreprises pour plus de 43 %  et avec des universités et instituts pour plus de 35 %. Quelque 60 % des répondants utilisent encore le levier de la finance publique pour leur recherche-développement, et elles achètent, pour 52 % des entreprises, des licences et pour près de 40 % des brevets.

 

S’agissant des ressources humaines, 32,6 % consacrent plus de 2 % de leur budget à la formation, contre 0 pour 15 %. « On est dans la moyenne allemande, qui est de 2 à 5 % », estime Frédéric Berner. Et les cadres français restent très minoritaires, de l’ordre de 10 %. Dans 47 % des entreprises, on parle essentiellement anglais. Enfin, jouant la carte de l’intégration au terroir, au land, 45 % des filiales françaises indiquent appartenir à des associations (clubs d’affaires, cercles…). Et 62 % sont membres de syndicats professionnels.

 


Accord de coopération passé avec Scheer Management

Sarrebruck, le 25 février 2015

 

Gilles Untereiner, Directeur Général de la CCFA et Dr. Ingo Brüning, Directeur Général de Scheer Management GmbH, après la signature de l'accord de coopération.

 

Scheer Management GmbH et la Chambre de Commerce Française en Allemagne (CCFA) ont récemment signé un accord de coopération stratégique. Dans ce cadre, elles agiront ensemble afin de conseiller et former des professionnels et des dirigeants d'entreprises françaises en Allemagne, mais aussi des entreprises allemandes ayant des projets franco-allemands. L'objectif de cet accord est, grâce à la formation que propose Scheer Management Academy, de former les professionnels afin qu'ils puissent répondre aux exigences particulières du management de projet entre partenaires français et allemands.

 

Les responsables travaillant dans le cadre de projets transfrontaliers et donc interculturels connaissent les défis liés aux différences culturelles, et par conséquent aux manières différentes de travailler. Malgré une frontière commune et de nombreuses années de contacts intensifs à tous les niveaux entre la France et l’Allemagne, certains obstacles restent à franchir dans le cadre d’une coopération bilatérale. Dans ce contexte, il ne s’agit pas de juger si l’une ou l’autre approche est la meilleure, mais d’utiliser le potentiel qu’offre une équipe hétérogène. Il n’est pas seulement nécessaire de connaitre les spécificités et d’éviter les incompréhensions au sein d’un groupe, il s’agit également d’un « projet de langage » commun. C’est dans ce but que les formations et unités de conseil communes de Scheer Academy et la CCFA se focaliseront sur les standards de gestion de projets internationaux, en tenant compte des compétences sociales et méthodologiques, facteurs de réussite dans ce genre de coopération.

 

„Grâce aux formateurs et conseillers expérimentés de Scheer Management Academy et les experts de la CCFA, nous proposerons un portefeuille de formations et de conseils spécifiques adapté aux besoins de toute entreprise française ou allemande travaillant à l’international. Cette offre sera orientée sur les méthodes de gestion de projets internationaux et intègrera les meilleures pratiques de gestion de Scheer ayant déjà fait leurs preuves, cite Ingo Brüning, Directeur Général de Scheer Management et responsable de l'Académy Scheer dans la tour Scheer sur le campus de l'université de Sarrebruck. "L'avantage pour la cible Franco-Allemande se trouve dans nos offres personnalisées qui combinent théorie scientifique expérience pratique accumulée tout au long de nombreuses années. Nous sommes très heureux que la CCFA nous ait choisis comme partenaire stratégique. "

 

Déclaration de Gilles Untereiner, Directeur Général de la CCFA / Strategy & Action
"La coopération franco-allemande peut s’avérer difficile à cause des différences culturelles touchant de nombreux domaines dans l’entreprise, comme par exemple :

  • la gestion des ressources humaine
  • la prise de décision et la gestion de réunion
  • la vente et la négociation

Pour agir sur ces problématiques, notre chambre et sa filiale Strategy & Action organisent de nombreux séminaires interculturels et consultations stratégiques.

 

Les différentes méthodes de travail et de gestion de projets, bien que soumis à des standards internationaux, sont malgré tout assujettis à une variété des normes et pratiques culturelles locales qui peuvent représenter un obstacle dans la coopération entre clients et fournisseurs.

 

L’objectif de cette coopération avec Scheer Management est de pouvoir apporter à nos clients et nos membres des solutions de formation continues et de consultations complémentaires.

 

À propos de Scheer Management Academy


Scheer Management Academy s’appuie sur une longue expérience de conseil aux entreprises et d’enseignement. Riche de cette expérience, elle propose des formations internes et externes dans les domaines de la gestion de projet ou de process, ou encore dans le développement de compétences managériales, méthodiques, sociales et personnelles dans le cadre de la gestion et du développement du personnel. Les services de Scheer Management Academy incluent des formations standards, des formations de management personnalisées et des séminaires. Leurs formateurs seniors sont tous des professionnels avérés avec une moyenne plus de 15 ans d'expérience.

Les formations sont orientées sur la pratique et incluent de nombreux cas pratiques provenant d’expériences sur divers projets. Les formations sont basées sur des études de cas pratiques durant lesquelles les participants travaillent, présentent et échangent en groupe. L'objectif de ces formations est d’obtenir un succès d’apprentissage durable et de permettre aux participants d’en tirer profit immédiatement dans le cadre de leurs projets.

 

www.scheer-management.com/academy

 

À propos de la CCFA


Compte tenu de l’étendue de leurs services dans l’exportation, la chambre de commerce française en Allemagne (CCFA) a mis en place une filiale opérationnelle proposant des services de conseils aux entreprises : Strategy et Action international.
Avec une équipe de 48 employés multilingues et plusieurs experts dans l’industrie, nous conseillons chaque année plus d’une centaine d’entreprises en matière de création ou de renforcement de leur position sur les marchés francophones et germanophones.
En 30 ans d’activité, nous avons accompagné plus de 1000 entreprises pour la création de bureaux de vente et de filiales.

 

Nous offrons à nos clients des services adaptés à leurs besoins spécifiques, individuels et modulables :

  • Conseil stratégique et analyse SWOT
  • Externalisation de l’approche directe et des ventes / Key Account Management / Sales interim
  • Création et domiciliation de bureaux de liaison et filiales
  • Externalisation de la gestion opérationnelle des bureaux de liaison et filiales
  • Recrutement et coaching
  • L’acquisition d’entreprise (M&A)

Les secteurs porteurs sur le marché allemand: